Conseils régionaux : Une idée judicieuse

29 août, 2017 - 18:45

« Les conseils régionaux vont permettre un développement local équilibré et équitable ». Ainsi parlait le Président de la République, Son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz, lors de son discours de Néma en 2016.

Un discours qu’il avait axé sur l’expérience des conseils régionaux dans le monde laquelle expérience a permis à plusieurs pays d’assurer la promotion de leur développement, à travers les efforts locaux de toutes leurs composantes.

Visionnaire sans aucun doute, le Président Aziz s’en est allé chercher cette idée judicieuse et ingénieuse de créer des conseils régionaux en Mauritanie afin d’accélérer le développement du pays sous ses divers aspects et d’ancrer davantage la démocratie et l’exercice des libertés.

Car, à y voir de plus près, la mise en place de ces conseils régionaux aura des incidences positives et directes sur la vie des populations, le développement communal local et sur le renforcement de la décentralisation.

Rien qu’à penser qu’il y a des régions minières, d’autres à forte potentialité halieutique, agricole ou pastorale, ou encore que d’autres sont dépourvues de toute potentialité et que de telles inégalités peuvent être corrigées par un partage judicieux des richesses nationales et par une franche collaboration entre régions pour établir les équilibres et l’équité, et l’on comprendra que l’évolution vers la création de conseils régionaux doit être soutenue par l’ensemble de la classe politique et la société civile.

Non seulement, cette politique vise à transférer progressivement par l’Etat, diverses compétences mais le conseil régional gèrera les affaires de la région et exercera des compétences notamment dans le domaine de l’action économique, social et environnemental.

Ainsi, il sera en charge de la gestion des fonds structurels, des équipements structurants (ports, aéroports et voies navigables), élaborera un schéma régional des transports, sera responsable de la politique environnementale régionale, du pilotage des parcs naturels régionaux et des réserves naturelles régionales, du schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire, de la construction, de l’entretien et de l’équipement des lycées.

Il aura à assurer la gestion des lycées professionnels et s’impliquera dans l’enseignement supérieur, tout comme il interviendra dans la politique de la ville et du logement, etc.

En matière culturelle, les régions seront chargées de gérer les musées régionaux, et auront à mener des politiques volontaristes, tout comme dans le domaine du logement, de la santé, des nouvelles technologies...

Autant d’activités qui mobilisent l’essentiel de leurs budgets, sans oublier que les régions auront à signer des contrats de projets Etat-régions, qui fixent essentiellement les grands chantiers que les deux parties s’engagent à cofinancer.

On le voit bien, l’idée de créer les conseils régionaux, même si les compétences des collectivités restent à clarifier, aura l’avantage certain d’être une chance inouïe d’accélérer le développement de nos régions, d’impliquer la société civile, en particulier les OSCE spécialisées dans le développement durable, et en mettant l’accent sur le rôle des jeunes et des femmes.

Boumouzouna

Chemsiyatt

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